ACTUALITES CONCOURS PRIM’HOLSTEIN : Une passion noire sur blanc

Mandy, concurrente du Space 2018, pourrait défiler à Tech’Elevage

Sonia et Julien Baud forment un couple passionné de vaches et de concours. Présents à Tech‘Elevage depuis quatre ans, ils ont aussi participé cette année au Challenge France prim’holstein du Space.

Les prim’holstein, elle les connaît depuis toute petite. Fille d’éleveur laitier, Sonia Baud s’est installée à Sallertaine aux côtés de son mari Julien et de son beau-frère Christophe, le 1er janvier 2017. Mais sa passion pour les vaches et les concours remonte à bien plus longtemps. « J’ai pris goût aux concours pendant ma formation, au fil des rencontres avec des éleveurs. Julien, que j’ai rencontré pendant mon BTS, faisait déjà des concours depuis ses 15 ans. Aujourd’hui, c’est notre passion à tous les deux », détaille-t-elle. Si certaines exploitations y voient un enjeu économique, le Gaec Baud participe avant tout par plaisir. « La génétique est un travail de longue haleine et nous sélectionnons d’abord pour avoir des animaux qui nous plaisent et soient rentables. À notre échelle, si nous remportons un prix, c’est la cerise sur le gâteau, s’enthousiasme Sonia. Mais à un autre niveau, les concours peuvent permettre de se faire connaître, vendre des animaux ou même des embryons. »

Lot d’élevage en 2016 et au Space en 2018

Le couple sélectionne lui-même ses reproducteurs puis réalise les inséminations avec l’aide d’un technicien. Une stratégie qui lui a permis de remporter deux prix lors de l’édition 2016 de Tech’Elevage et, plus récemment, de participer au Space. « Il y a deux ans, nous avons remporté les prix championne espoir et lot d’élevage. Un prix pour un lot, c’est la reconnaissance de l’homogénéité des animaux présentés. Pour nous, c’est très gratifiant, ajoute Sonia. Au Space, pour le Challenge France, nous avons présenté Mandy sur les conseils de notre technicien. Elle a terminé dixième sur onze dans sa catégorie. Malgré le résultat, c’était une fierté d’être présents. C’était un très beau concours, d’aussi bonne qualité qu’au Salon de l’agriculture. »

Préparation physique et esthétique

Trois semaines avant un concours, Julien et Sonia commencent par habituer progressivement l’animal au licol. « On attache la tête légèrement en l’air pour que la vache intègre qu’elle doit tenir sa tête bien haute. Cela lui donne une plus belle démarche, explique Sonia. Ensuite on lui apprend la marche en lui faisant faire quelques tours de télescopique, puis elle sort tous les deux jours. » Pour la partie esthétique, le couple peut compter sur l’aide de ses deux garçons de 9 ans et 5 ans, qui participent avec plaisir à la préparation. « Le week-end qui précède, la vache est lavée et tondue. On essaie d’en faire le maximum à la ferme pour qu’il ne reste que le clippage de la ligne de dos à réaliser sur place. » Le jour J, le travail est loin d’être terminé. Sonia et Julien sont présents auprès de leurs animaux pendant toute la durée du salon. « Nous nous organisons en interne pour que l’un soit dans l’exploitation pendant que l’autre est au concours, note Sonia. Il faut être présent pour que les animaux restent propres. On cale aussi les repas pour que la mamelle soit bien pleine au moment de la présentation. Les heures de lait sont calculées, les repas fractionnés, et quelques heures avant, on leur donne du foin et de l’enrubannage qui vont faire descendre la panse. » A la question de la vache idéale, Sonia et Julien sont unanimes. « C’est une vache qui peut vieillir. Elle allie production, avec un lait de qualité, morphologie et bonne reproduction, détaille Sonia. Elle doit être large et solide dans les différents postes : la mamelle, notamment dans les attaches, le dos et d’excellents membres. »

Une bouffée d’oxygène

Si Sonia reconnaît que la passion peut vite être « dévorante », elle s’enthousiasme déjà à l’idée de réinvestir le chapiteau de Tech‘Elevage. « Les concours sont avant tout un moment d’échange et d’entraide. Dans notre métier, nous pouvons rapidement nous trouver enfermés dans notre exploitation. Se retrouver, c’est aussi discuter de nos exploitations, que ça aille bien ou non, constate Sonia. Les concours sont une bouffée d’oxygène, on est dans notre bulle. » Présent depuis quatre ans à Tech’Elevage, le Gaec espère pouvoir inscrire trois animaux pour l’édition 2018. Une façon de se situer par rapport aux autres élevages mais surtout de retrouver ses « copains de vaches ».

Claire Grondin (Extrait du supplément Tech’Elevage à paraitre vendredi 16 novembre 2018 avec la Vendée agricole)

  • Concours Prim’Holstein, sur le grand ring
  • Mardi 20 novembre de 16h à 18h 
  • Mercredi 21 novembre de 14h30 à 18h 

 

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