ACTUALITES CONCOURS CHAROLAIS : Gondole, Oscar, Newton… des champions signés Roux

Oscar devant sa mère Gondole, sera présent à Tech‘Élevage. La fierté de Sébastien, Murielle et Jean-Paul Roux.

Au Gaec Roux, à St-Martin-Lars, on élève des charolaises, de père en fils. Mais la plus passionnée reste sans nul doute Murielle Roux, qui en pince sérieusement pour ses vaches !

 Sébastien, le fils

Sur le charolais, Sébastien Roux en connait un rayon ! Fils et petit-fils d’éleveurs sélectionneurs, il est tombé dedans quand il était petit. A 29 ans, après avoir été leur salarié, il est, depuis un an, l’associé de ses parents, Jean-Paul et Murielle au sein du Gaec, à Saint-Martin-Lars-en-Sainte-Hermine.

A la différence de ses sœurs, Sébastien est resté à la ferme familiale et poursuit la sélection des bêtes qui participent chaque année aux rendez-vous de la race charolaise, de septembre à décembre. La famille Roux est une habituée des concours : depuis 20 ans au national charolais, depuis 30 ans à celui de l’Arc Atlantique à la Roche-sur-Yon, désormais intégré au salon Tech ‘Élevage. « En septembre, notre vache Gondole a décroché un 3e prix du concours national à Poitiers. En octobre, au comice de La Châtaigneraie, elle s’est vu décerner les prix d’honneur et grand prix d’honneur femelleEn novembre, ils effectueront une visite comme clients à Moulins, sans participation. Puis Gondole (7 ans) et son fils Oscar (9 mois) défileront sur le ring de Tech ‘Élevage, à La Roche-sur-Yon où leur taureau Newton s’était déjà distingué en 2017, remportant le 3e prix d’honneur

Neuf autres veaux du Gaec les accompagneront du 20 au 22 novembre. « Oscar a été retenu pour la vente aux enchères.»

Jean-Paul, le père

Il a l’expérience, Jean-Paul ! Son père, Paul Roux, s’est lancé dans la sélection de charolais dès 1974. « Il faisait venir ses bêtes du berceau originel de la race, dans la Saône et Loire, en wagon, par lot de dix», raconte l’éleveur. En1982, Jean-Paul s’installe avec lui en société de fait. Aujourd’hui, le Gaec Roux compte 200 vaches mères, sélectionnées au fil des ans et répondant aux standards de la race. En moyenne deux taureaux sont achetés par an pour assurer la reproduction. Celle-ci est rigoureusement suivie depuis la naissance des veaux, « en vérifiant qu’ils tètent bien leurs mères et qu’ils démarrent correctement » jusqu’à leur alimentation, surveillée avec constance, au champ ou en bâtiment. Ainsi pour Gondole et les veaux « primables », la dose d’aliments est ajustée pour leur permettre de faire un bon poids, «mais ni trop de gras, ni trop peu. » Jean-Paul sait comment obtenir des vaches, des génisses ou des veaux de concours.

Si les génisses sont conservées dans le cheptel, on se sépare de veaux mâles répartis par tiers : le premier tiers est engraissé, le deuxième est vendu en broutards et le dernier reste à la ferme en tant que reproducteurs jusqu’à leurs 18 mois, avant d’être vendus.

Faire en sorte qu’un veau exprime le même potentiel génétique, tout en ayant le grain de viande et les fesses rebondies (mais pas trop) de sa mère, voilà l’enjeu et les fruits d201e la génétique avec lesquels jongle le sélectionneur.

Murielle, la mère

C’est la plus bavarde ! La plus passionnée aussi ! Celle qui bichonne, qui prend soin des bêtes et des hommes. D’abord conjointe collaboratrice de son mari, cette fille de la ville entre dans l’exploitation en 2004 lors de sa transformation en Earl, puis en Gaec en 2016. Murielle assure la préparation des bêtes dans les salons : robes lavées, poils brossés (queue comprise), tête tondue, sabots décrottés et mufles nettoyés : rien n’échappe à son œil. Certes ne pas remplir les critères esthétiques n’est pas éliminatoire, mais une vache bien parée retiendra mieux l’attention du jury. Les visites du vétérinaire pour les certificats sanitaires et les autorisations de transport, les analyses des labos exemptes de tous virus sont aussi de son ressort.

« On passe beaucoup de temps, cela est coûteux. Lors des salons, c’est encore plus prenant, mais c’est notre vie, explique Murielle. Il faut du monde pour mener les bêtes au ring, ou pour s’occuper des veaux sur le stand. Sans parler des personnes qui nous remplacent sur l’exploitation.»

Les concours sont un peu la vitrine de l’exploitation et les prix reçus, les récompenses d’un travail accompli durant des décennies par l’éleveur. Un peu comme une invitation faite aux amateurs de charolais à venir voir le reste du cheptel, qui lui aussi vaut certainement le détour.

Yvelise Richard (Extrait du supplément Tech’Elevage à paraitre vendredi 16 novembre 2018 avec la Vendée agricole)

  • Mardi 20 novembre
  • Concours charolais de 14h à 16h
  • Mercredi 21 novembre
  • Concours charolais de 8 h à 12 heures

 

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