ACTUALITES Une automotrice qui gère les quantités

automotrice KEENAN

automotrice KEENAN

Lundi, dans la cour de l’exploitation du Gaec L’Aunay Bougrie, à Pommerieux, la société Keenan présentait sa toute dernière mélangeuse automotrice. Une première en Mayenne.

Invités par la marque irlandaise, une quarantaine d’agriculteurs se sont rendus lundi en fin de matinée dans l’exploitation des Houdmon, à Pommerieux. Si le Gaec utilise déjà une désileuse Keenan, la marque dont le siège français est à Dol-de-Bretagne (35) venait présenter sa première mélangeuse automotrice, la MécaFibre SP, que les visiteurs du Sima 2017 avaient découverte en avant-première, dès le 26 février à Paris.

Après une présentation de l’histoire de cette société irlandaise, place aux attraits de l’engin présenté la MechFiber 345 SP. D’abord la tête de chargement avec une fraise de 1,90 m de large qui vient piocher dans le silo avec deux sens de rotation pour limiter les pertes. Puis un tapis de 82 cm de large qui envoie dans la cuve de mélange dotée de 6 pâles, de bavette en caoutchouc et de couteaux fixes. Les 6 pâles contrôlent le mélange afin de le rendre le plus homogène possible, via un entraînement mécanique. Cette technique réduit le besoin d’huile et de carburant, tout en limitant le nombre de vidanges. Voilà pour le côté économique de l’utilisation que le constructeur annonce de l’ordre d’un gain de 30 % par rapport à la concurrence. Autre atout la continuité de l’homogénéité du mélange même pendant le déchargement en raison des pâles, légèrement inclinées, qui facilitent le retour de tous les aliments, même ceux du fond de cuve, vers l’ouverture (droite ou gauche, les deux sont possibles) pour dessiller. À noter également que la cuve étant hermétique, de l’eau peut y être introduite pour humidifier les ensilages trop secs, comme les maïs ensilés à l’automne dernier.

Que cela soit de la paille, de l’herbe, de la luzerne ou du maïs, la fraise de l’automotrice Keenan MécaFibre choisit les bonnes quantités pour un mélange homogène dont les plus grandes fibres ne dépasseront pas les 5 cm de long, soit la taille de l’extrémité du rumen des vaches. Cela évite donc un tri avant l’ingestion et optimise le fonctionnement du rumen, donc la santé des bovins.

Que cela soit de la paille, de l’herbe, de la luzerne ou du maïs, la fraise de l’automotrice Keenan MécaFibre choisit les bonnes quantités pour un mélange homogène dont les plus grandes fibres ne dépasseront pas les 5 cm de long, soit la taille de l’extrémité du rumen des vaches. Cela évite donc un tri avant l’ingestion et optimise le fonctionnement du rumen, donc la santé des bovins.

Deux tailles sont disponibles : 16 m3 (modèle présenté en démonstration à Pommerieux) ou 20 m3. Et pour chacun des volumes, deux vitesses : 25 ou 40 km/h. À cela s’ajoutent des options, comme les suspensions pneumatiques devant et derrière (montées de série à l’avant), ou bien encore la climatisation de la cabine. Une cabine dans laquelle un boîtier InTouch peut être installé. Il contrôle les apports des aliments dans la ration selon les besoins et l’état du troupeau. Les données peuvent être changées par l’agriculteur avec ou sans les conseils des nutritionnistes de Alltech qui travaillent avec Keenan. On peut par exemple adapter l’apport de fibres pour les taries, et préparer les quantités ad hoc. Le système InTouch est en lien, via un cloud avec l’équipe de nutritionnistes. Une fois les nouvelles données validées, la machine ne prendra que les quantités nécessaires. Quant au prix, il varie de 120 000 euros à 150 000 euros, selon le volume et les options de confort choisies.

La Keenan MécaFibre peut distribuer d’un côté ou de l’autre.

La Keenan MécaFibre peut distribuer d’un côté ou de l’autre.

InTouch, comment ça marche ?

Installé dans la cabine de la mélangeuse, le boîtier de pesée InTouch sert de guide pour élaborer les rations. C’est lui qui pilote alors le fonctionnement de la fraise jusqu’à obtenir les quantités déterminées avec les nutritionnistes. Pour changer les rations, rien de plus simple : un simple appel téléphonique suffit et « une nouvelle ration est envoyée sur le contrôleur InTouch ». Elle sera enregistrée dans le boîtier et il suffit au pilote de choisir le mélange souhaité. Aussi, en cas d’écart entre la ration définie et le réel récupéré par la mélangeuse, le service InTouch contacte l’éleveur pour trouver la solution.

Des résultats

Selon InTouch, « douze mois suffisent pour gagner 500 kg de lait par lactation », avec la même quantité de concentrés. Le gain pour un troupeau de 70 vaches laitières est donc estimé à 22 710 € sur un an. Dans le détail, l’efficacité alimentaire augmente de 13 %, la vache produit 2 litres de lait de plus par jour, la matière sèche ingéré est réduite de près d’un kilo par vache, et la marge sur le coût alimentaire passe de 4,15 €/VL/jour à 5,04 €/VL/jour. Tout cela après 12 mois d’utilisation.

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